Niaca : la fin de l’aventure

Cela fait quelque temps que l’Association Niaca peinait à remplir les objectifs qu’elle s’était depuis toujours fixés. Et notamment sortir de jeunes auteurs prometteurs de leur anonymat. Faute de moyens, de public, de nouveaux textes, et enfin de lieu de « rencontres », il devenait compliqué de poursuivre l’organisation du rendez-vous annuel. Une certaine lassitude aussi nous a empêchés d’imaginer comment renouveler la formule. A l’heure où la plupart du temps on peut grâce à internet trouver ce qu’on veut sans sortir de chez soi, il devenait illusoire de rassembler un minimum de monde à convier aux « Rencontres méditerranéennes des jeunes auteurs de théâtre ». C’est pourquoi l’équipe de Niaca a pris la douloureuse décision de dissoudre l’association.

A toutes celles et ceux qui se sont associés un jour ou l’autre, pour parfois le meilleur mais jamais vraiment le pire, en premier lieu à celles et ceux qui nous ont offert ce privilège de nous confier leurs textes, celles et ceux qui nous ont accueillis, aidés, soutenus, critiqués aussi comme de vrais amis, celles et ceux qui ont passé de bons moments parmi nous, avec nous, qui ont prêté leurs voix et souvent un peu plus, qui ont eu la patience d’entendre et recevoir les textes en lecture, de réagir, encourager, discuter, de n’en penser pas moins mais parfois beaucoup plus, en un mot à celles et ceux qui nous ont fait confiance, nous voulons dire merci et bonne route sur les chemins épineux de l’aventure théâtrale.

L’équipe de Niaca

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Présentation et bref état des lieux

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Depuis 1997, l’association Niaca organise les “Rencontres méditerranéennes des jeunes auteurs de théâtre”, originellement au Théâtre des Cadrans Solaires à Vence, et depuis 2005 au « Théâtre de Cannes-Théâtre Alexandre III ». Sous l’impulsion du regretté Christian Billard et de Daniel Longin, ces “Rencontres” ont permis de découvrir de nombreux auteurs de la région méditerranéenne parmi lesquels Gilles Février, Luc Girerd, Thierry Chaumillon, Claude Mercadier, Alexandre Papias, Stephane Schler, Philippe Pilato, Sedef Ecer, Louise Caron ou Laurent Vallerbe, sous le regard bienveillant de glorieux aînés comme Guy Foissy, Jean-Paul Alègre, Victor Haïm, Robert Poudérou, Israël Horowitz, Jean Larriaga, Gildas Bourdet, Michel Bellier, Marion Aubert, Virginie Barreteau, Sabine Tamisier et Lionel Armand. Lors de l’édition 2014, a été expérimentée une nouvelle formule basée sur des textes courts lus et mis en espace par une équipe de six comédiens. Cette formule abandonnant l’idée d’un concours a occasionné des rencontres qui nous ont paru à la fois plus dynamiques et plus ludiques. Mais en raison de changements chez notre partenaire du Théâtre de Cannes, l’édition 2015 a été repoussée. Nous étudions actuellement l’opportunité de poursuivre l’aventure en 2016.

L’équipe Niaca 

 

 
 

 

Le père de la « Catin de Venise » tire sa révérence

Claude Mercadié fut le lauréat du concours 1999 Niaca,  plus exactement co-lauréat avec Thierry Chaumillon. Il a vécu une vie bien remplie et c’est ce qui nous rend un peu moins triste au moment d’annoncer son décès. Il avait notamment publié pas mal de ses pièces à la Librairie théâtrale. Pour les redécouvrir : http://www.librairie-theatrale.com/1482_mercadie-claude

Des nouvelles de Louise Caron

Des nouvelles de Louise Caron qui avait éclairé nos « Rencontres » il y a quelque temps avec son texte « Comme un parfum d’épices dans les odeurs de menthe », une pièce qui sera jouée prochainement à Saint-Raphaël, le 10 mai pour être précis. Pour nous aider à patienter, il est possible de lire le roman qu’elle a tiré de cette pièce, édité chez « Aux forges de Vulcain » sous le titre « Chronique des jours de cendre ». Bonne lecture et à bientôt sur Saint-Raphaël. Pour plus d’informations : https://www.facebook.com/louise.caron.9277 ou bien http://caronlouise.blogspot.fr

L’édition 2015 des « Rencontres » reportée

Les prochaines « Rencontres méditerranéennes des jeunes auteurs de théâtres » n’auront pas lieu en 2015 mais sont définitivement repoussées à la saison 2016. Les perturbations occasionnées par le changement de direction du Théâtre de Cannes-Théâtre Alexandre III se sont avérées trop importantes et toutes les conditions ne sont pas réunies pour organiser de bonnes « Rencontres » dès cette saison. Nous donnons rendez-vous à tout le monde à partir de l’automne prochain et le lancement du prochain appel à textes. Cette pause nous permettra d’affiner un éventuel projet de partenariat avec Cannes.

« A la périphérie » de Sedef Ecer le 13 mars à Carros

Sedef Ecer est de passage dans la région. Vendredi 13 mars à Carros, salle Juliette Greco à 20 h 30. On pourra y voir sa pièce « A la périphérie » dans laquelle elle joue en compagnie de quelques autres comédiens dans une mise en scène de Thomas Bellorini. Sedef aime mêler les cultures, l’écriture, la poésie, la musique, ce qui fait sens et l’absurde. Autant dire que les spectacles issus de ses pièces sont forcément ambitieux. En tant qu’auteur elle a reçu le soutien d’à peu près toutes les institutions qui soutiennent l’écriture théâtrale. Il faut courir voir ce spectacle parce que dans notre région les occasions de se divertir intelligemment sont tout de même assez rares. Pour plus de renseignements : http://www.forumcarros.com/spectacles-vivants/theatre/article/a-la-peripherie

« La propriété c’est le vol » atterrit à Nice

La pièce d’Alexandre Papias aura bientôt fait le tour du monde et tu ne l’auras pas vue ! Cette fois, c’est la compagnie des Copinembourgs qui s’y colle, avec Sabrina Menard et Pascale Labonne pour le bonheur de tous. A Nice, théâtre de l’Impasse, 4 ruelle Saint-André du 23 janvier au 1er février. Pour le détail des dates, horaires et réservations, voir: http://www.billetreduc.com/128725/evt.htm

Gérard Affagard n’est plus : le rire est en deuil.

C’est avec peine et stupéfaction que nous apprenons la disparition de notre ami Gérard Affagard. En 2008, il a fait partie des 5 auteurs retenus pour nos « Rencontres » avec sa talentueuse comédie médiévale et décalée « Oyez ? O-yé ! ». Il s’y était montré modeste, ouvert et simplement aimable, il n’habitait pas loin, nous avons gardé le contact. Il nous envoyait parfois ses dernières créations et nous échangions amicalement sur l’écriture, ses joies et ses pièges.

Gérard écrivait des comédies, genre difficile malgré les apparences. Il a eu la grande joie et l’honneur de voir plusieurs de ses pièces jouées. Le plus souvent en France mais aussi à Bruxelles, une des grandes cités de la culture européenne. Il serait certainement allé encore plus loin si ce décès ne venait interrompre cruellement sa carrière d’auteur.

Toute l’équipe de Niaca pense à lui et adresse ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Sa franchise et sa bonne humeur nous manqueront.